Chapitre III

Assis sur le bord d’un fleuve

Alors que la lamentable fin de Marius Veyrand nous a été dévoilée, il nous faut maintenir revenir en France où nous avons laissé Norbert et où repose Cronfestu. Pour la première fois depuis des années – toutes celles où Norbert était Lazare – les deux amis n’allaient plus l’amble.

La disparition de Cronfestu avait presque anéanti Norbert. Il fallut quelques jours à notre homme pour recouvrer sa lucidité et sa détermination (les deux n’allant de plus naturellement pas de pair). Non seulement ressentait-il un chagrin sincère et profond d’avoir perdu son ami, mais encore se figurait-il parfaitement que sa mort allait singulièrement lui compliquer la tâche: il en était presque découragé. Le chagrin et le désespoir retentissaient en lui comme une résonance qui s’amplifiaient l’un l’autre et le faisaient grimper en spirale vers rien, en fait, vers ce rien où se résumera et se terminera toute vie, vers cet à quoi bon encore bien pire que le trois fois rien que les plus optimistes parmi les pessimistes mettent en avant durant leur cheminement.

Ils étaient deux. Pour lire la suite, même s’il n’en reste qu’un, c’est donc sur le deux qu’il faut cliquer.

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