Chapitre V

In gurgite vasto

Laissons pour quelques pages Norbert à Veynes et environs chercher l’improbable moyen de récupérer son fils des griffes de Ninon la Mort et retournons un peu vers les mers chaudes sans que malgré les apparences l’action s’encalmine.

Veyrand mort, Congo n’était pas vivant pour autant. Il ne s’était pas réincarné. C’était pourtant ce que Mafumba s’était imaginé durant toute ces années. Durant tout ce temps, dans le secret de son âme et le noir de ses pratiques, Mafumba avait communiqué avec celui qu’il chérissait comme son père. Congo l’avait suivi, avait tempéré ses humeurs, avait retenu sa langue. Dans les brouillards neigeux des pays du Nord, quand l’hiver poussait ses pions sur les canaux glacés et que Mafumba sentait le froid lui saisir la nuque, Congo le réchauffait de son souvenir vaudou. Il était l’esprit de ses Caraïbes, l’animal totémique aux mille apparences, l’œil fou de la pulsion vitale. Il savait toutes ses apparitions.

Pour faire apparaître la suite, ne faire ni une ni deux, ou plutôt si, un seul geste, cliquer sur le deux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.