Chapitre VI

Les dangers de la baignade

Digestion terminée – reprendrez-vous un peu de cuissot (ou faudrait-il écrire cuisseau?), capitaine? – retournons vers Veynes où notre héros se trouve désormais, toujours dans la quête de son fils, enlevé par Ninon la Mort qui l’estime sien.

Un franc soleil, presque encore à la verticale, fracassait les toitures de la ferme. Les murs, crépis de blanc et ocre, réverbéraient dans la cour un air chaud, poisseux, pesant comme un licol. Le vent d’Afrique s’était d’abord insinué, depuis le littoral, dans toutes les échancrures du massif alpin. Comme saules et trembles tintinnabulaient joliment sous ce courant printanier, on y avait à peine prêté attention. Puis cet assaut anodin, plaisant – bien confortable au fond, à la période où les premiers froids engrinchaient d’ordinaire les frileux vieillards – cet assaut anodin s’était transformé en une vague brûlante, qui subjuguait tout sur son passage et colorait de rose le sommet des glaciers.

Si vous avez trop chaud, cliquez sur le 1. Mais le 2 est rafraîchissant.

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