Chapitre XI

Fantaisie militaire

Laissons un instant notre héros, Norbert, à l’entraînement du tournoi de paume où il s’est inscrit dans l’espoir de retrouver la trace de son fils Antoine, enlevé par la châtelaine de Montmaur, et retrouvons Mafumba, que personne parmi nos lecteurs n’aura oublié et qui était en perdition sur le vaste océan (c’est une histoire de pirates, ne l’oublions pas). Pour cela, il nous faudra décrire une scène de la vie militaire, vite fait bien fait.

Il est, sur la terre africaine, un régiment dont les soldats sont des gars qui n’ont pas de veine: c’est la légion noire d’Abdelhamid Aliwattouf (le fardeau des Chrétiens) qui règne en maître sur les rivages d’Agadir. Recrutés dans les marches sahariennes, les soldats mécaniques s’épuisent tous les jours à des revues stériles. Ils attendent l’ennemi, c’est leur métier. Mais quel ennemi attendre? Personne ne convoite leur tas de cailloux: le désert est désert et le fort de Belonzio, jadis européen, est une vanité. Zangra, le capitaine, parle d’amour à ses chevaux, dont il partage les dents. C’est tout ce qu’il peut faire…

Pour aller à Belonzio, cliquez sur le 1 et vous direz: “Oh, il ne s'y passe rien!“ (vous auriez raison, d'ailleurs) ou sur le 2 et vous saurez.
Note du scribe: à partir de cette semaine, en page 2, vous aurez à nouveau le premier paragraphe du texte, à la demande d'un lecteur qui imprime tout le chapitre et qui enrage de ne pas pouvoir le faire en un seul clic. Ne me remerciez pas, je ne suis que le modeste passeur du progrès qu'on n'arrête pas.

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