Chapitre XIII

Vie et mort d’Augustin Rebuffat

Où en sommes-nous? Cette question est valable pour tout être vivant tant soit peu doué de raison, mais ne philosophons pas trop longuement en tentant un parallèle entre l’existence et le feuilleton. Pourtant les points communs entre les deux ne manquent pas, ce qui, concédons-le, est assez bizarre pour des parallèles. Mais ni la vie ni l’écriture ne répondent à la logique euclidienne.

Le grand nettoyage du livre second est en cours; il reste peu de personnages, adieu Veyrand, adieu Cronfestu, adieu Mafumba; les projets de l’aurore – trouver un trésor de pirates – ont dérivé vers d’autres quêtes, les personnages subsistants ont évolué et comme en ce bas monde, quand ils croient serrer leur destin, ils le broient. Sans compter non pas l’imprévu – qui n’est pas à confondre avec l’imprévisible: tout un chacun sait que même quand il ne se passe rien il peut, il va se passer quelque chose – mais ce que le destin nous apporte. Dans le dernier épisode, soudain, un second fils a surgi dans la vie de notre héros, Norbert Lachassaigne. Sa mère ne porte pas de prénom et le petitou non plus; toutes les données dont nous disposons, vous comme nous, lecteurs et lectrices d’un côté, auteurs de l’autre (n’en tirez aucune conclusion genrée, nous détestons l’écriture inclusive), c’est qu’il est le fruit d’une rencontre éphémère, au Mas-Rebuffat, entre notre héros, Norbert Lachassaigne, revenu là enterrer son ami Augustin Cronfestu, et une des filles du hameau, la seule en vérité à mériter le coup d’œil et de nature à apaiser les tourments existentiels, l’espace d’une étreinte, d’un homme aux plans foireux mais à l’esprit droit.

Nous osons espérer qu'à force de vous le répéter, vous savez désormais que la suite de l'histoire s'obtient aisément en cliquant sur le 2 plutôt que sur le 1. Vous voyez bien qu'il n'y a ni 3, ni 4, ni 5, tout de même! Et la page 1, en fait, vous êtes dessus sans même vous en apercevoir.

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