Chapitre XII

Le serment du jeu de paume

Assez mangé de viande! Ce n’est pas une revendication végane avant l’heure, c’est la conclusion du chapitre précédent. Voici l’heure du dessert et vous l’allez apprendre, la navette est bien antérieure à la date officielle de sa création. Nous en connaissons même celle qui eut l’idée de donner à ses sablés la forme d’une barque et d’y ajouter quelques gouttes de fleur d’oranger: Mathurine. La navette évoque parfois, à certains esprits mal tournés, quelque chose qui a toujours intéressé Norbert et qui peut valoir quelque surprise.

Depuis qu’il avait annoncé son intention de s’inscrire au tournoi organisé par Christine de Jussieu-Fronsac, alias Ninon la Mort (en son for intérieur, Norbert ne l’appelait que Ninon, comme le faisait Augustin lorsqu’il lui en parlait), les choses s’étaient déroulées de manière non moins surprenante. Échaudé par ses précédents échecs, Norbert avait décidé que sa stratégie reposerait cette fois-ci sur l’adaptation aux événements. Il n’envisageait rien d’autre que de voir ce qui allait se passer et de profiter de la moindre occasion. Il était décidé à se faire le plus discret possible et à n’échafauder aucun plan. “Je vais me laisser porter par le courant, dit-il à Justin, nous verrons bien”.

Si vous aimez la rigueur austère, tapez 1. Si vous préférez vous laisser porter par le courant et ainsi, découvrir tout le chapitre, tapez 2.

Chapitre XI

Fantaisie militaire

Laissons un instant notre héros, Norbert, à l’entraînement du tournoi de paume où il s’est inscrit dans l’espoir de retrouver la trace de son fils Antoine, enlevé par la châtelaine de Montmaur, et retrouvons Mafumba, que personne parmi nos lecteurs n’aura oublié et qui était en perdition sur le vaste océan (c’est une histoire de pirates, ne l’oublions pas). Pour cela, il nous faudra décrire une scène de la vie militaire, vite fait bien fait.

Il est, sur la terre africaine, un régiment dont les soldats sont des gars qui n’ont pas de veine: c’est la légion noire d’Abdelhamid Aliwattouf (le fardeau des Chrétiens) qui règne en maître sur les rivages d’Agadir. Recrutés dans les marches sahariennes, les soldats mécaniques s’épuisent tous les jours à des revues stériles. Ils attendent l’ennemi, c’est leur métier. Mais quel ennemi attendre? Personne ne convoite leur tas de cailloux: le désert est désert et le fort de Belonzio, jadis européen, est une vanité. Zangra, le capitaine, parle d’amour à ses chevaux, dont il partage les dents. C’est tout ce qu’il peut faire…

Pour aller à Belonzio, cliquez sur le 1 et vous direz: “Oh, il ne s'y passe rien!“ (vous auriez raison, d'ailleurs) ou sur le 2 et vous saurez.
Note du scribe: à partir de cette semaine, en page 2, vous aurez à nouveau le premier paragraphe du texte, à la demande d'un lecteur qui imprime tout le chapitre et qui enrage de ne pas pouvoir le faire en un seul clic. Ne me remerciez pas, je ne suis que le modeste passeur du progrès qu'on n'arrête pas.

Chapitre X

L’installation à Gap

Norbert et sa troupe de joyeux ivrognes sont en route vers Montmaur pour récupérer Antoine, le fils de Norbert quand il était Lazare et médecin à Nieuport. (Oui, nous en sommes loin à présent, mais le scribe a placé des résumés plus complets par ailleurs.) Une fois de plus, hélas, le plan élaboré par le malheureux foirait avant même d’être en début d’exécution. Que faire avec Jean, le garnement qui les accompagne depuis Ollioles et qui est destiné à servir de monnaie d’échange?

“Oh, une auberge, et si on s’y arrêtait?” proposa Calixte, légèrement en avant de la petite troupe. Norbert, d’exécrable humeur, ne laissa pas le temps aux deux autres comparses de manifester leur enthousiasme. Il hurla presque à Calixte que cela suffisait et que l’objectif, désormais, était de s’en retourner le plus vite possible à Marseille. Déconfits, les trois hommes détournèrent leurs regards de l’auberge et aiguillonnèrent l’âne. Un peu plus loin, une autre enseigne apparut. Ce furent des exclamations, des regards en coin, des messes basses mais les simagrées furent vaines et Norbert resta inflexible; idem pour la sieste et la partie de boules, qui s’offrirent à eux une demi-lieue plus loin.

Une demi-lieue, parfait, vous multipliez par 2 sur lequel vous cliquez et vous avez la suite, et même si 2x1/2=1, ne touchez pas au petit carré 1